2026-05-07
Dans la recherche constante de se nourrir de manière licite et pure, conformément aux préceptes de l'Islam, de nombreuses questions peuvent surgir. Parmi elles, celle concernant la consommation de la viande de requin revient régulièrement. "Le requin est-il halal ou haram ?" Cette interrogation, bien que spécifique, nous plonge au cœur de la jurisprudence islamique (fiqh) et de ses principes généraux concernant la nourriture. Chez Amalhana, où l'élégance vestimentaire rencontre la pudeur et la foi, nous comprenons l'importance de vivre son islamité dans tous les aspects du quotidien, de l'assiette à la tenue. Cet article se propose d'explorer en détail cette question, en s'appuyant sur les sources principales de l'Islam et les avis des savants.
Avant de nous pencher sur le cas particulier du requin, il est essentiel de rappeler le cadre général établi par Allah ﷻ. Les règles alimentaires en Islam sont guidées par un principe de base : tout est licite (halal) sauf ce qui a été explicitement interdit (haram). Cette permission originelle est une miséricorde pour les croyants.
Le Coran énumère clairement les interdits alimentaires principaux : "Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre qu’Allah, la bête étouffée, la bête assommée, la bête morte d’une chute, la bête morte d’un coup de corne, et celle qu’un fauve a dévorée - sauf si vous l’avez abattue [convenablement] - (vous sont interdits aussi) ce qui a été immolé sur des pierres dressées…" (Sourate Al-Maidah, 5:3).
À cette liste s'ajoute l'interdiction formelle des boissons enivrantes. La Sunna du Prophète ﷺ vient compléter et préciser ces règles. C'est à partir de ces troncs solides que les savants (mujtahids) ont, au fil des siècles, déduit des règles pour des cas non-explicitement mentionnés, comme celui des animaux marins.
Un hadith fondamental guide la réflexion sur les créatures de la mer. Le Prophète ﷺ a dit concernant la mer : "Son eau est pure et ses animaux morts sont licites." (Rapporté par les quatre Imams, dont At-Tirmidhi). Ce hadith établit une permission générale et large (ibaha 'amma) concernant tout ce qui vit dans la mer, océans, rivières et lacs. C'est sur la compréhension et l'interprétation de ce hadith, ainsi que d'autres textes, que les écoles juridiques (madhahib) ont divergé concernant certains animaux aquatiques.
La question "requin halal ou haram" trouve ses réponses divergentes dans l'interprétation des critères de licéité des animaux marins. Les savants ont principalement débattu de la nature de l'animal : est-il un "poisson" au sens juridique du terme, ou un prédateur marin aux caractéristiques particulières ?
L'avis le plus répandu parmi les savants, et celui suivi par la majorité des musulmans dans le monde, est que la viande de requin est halal. Cet avis s'appuie sur la permission générale énoncée dans le hadith précité. Pour les tenants de cet avis (incluant les écoles malikite, chaféite et hanbalite dans l'une de leurs opinions), tout animal qui vit exclusivement dans l'eau est considéré comme un "poisson" (samak) au sens large et est donc licite, qu'il ait des écailles ou non, qu'il soit prédateur ou non.
Ils argumentent que le terme "mort" (maytah) dans le hadith inclut tous les animaux marins, sans distinction. Interdire le requin nécessiterait un texte spécifique (nass) venant le restreindre, ce qui n'existe pas. Ainsi, consommer du requin, du thon, de la baleine ou de la crevette relèverait de la même règle générale de licéité.
Certains savants, principalement dans l'école hanafite et une opinion dans l'école hanbalite, considèrent que le requin est haram. Leur raisonnement ne se base pas sur le hadith des animaux morts de la mer qu'ils acceptent, mais sur d'autres principes déductifs (qiyas).
Leur argumentation repose souvent sur deux analogies :
Il est crucial de noter que cet avis, bien que minoritaire, est respectable et fondé sur une méthodologie juridique rigoureuse. Il illustre la richesse et la diversité des interprétations au sein du droit musulman.
Face à ces divergences, le croyant ou la croyante peut se sentir perplexe. Voici quelques conseils pratiques pour agir en conscience :
La question s'étend aux produits à base de requin (huile de foie, cartilage en gélules, etc.). La règle applicable est la même que pour la viande : si l'on considère le requin comme halal, ses dérivés le sont également, à condition qu'aucun autre ingrédient haram n'y soit ajouté. Dans le cas contraire, ils seraient à éviter. La lecture attentive des étiquettes est donc de mise.
L'exploration de la question "requin halal ou haram" nous offre une magnifique leçon de fiqh. Elle nous montre comment, à partir d'un tronc commun clair - la permission générale des animaux marins - des branches d'interprétation (ijtihad) différentes peuvent naître, toutes cherchant à se rapprocher de la volonté d'Allah ﷻ.
L'avis le plus large et le plus répandu considère la viande de requin comme halal, en s'appuyant sur les textes généraux de la Sunna. Un autre avis, par prudence et analogie, la considère comme haram. Le musulman et la musulmane, dans sa quête de licéité, doit rechercher la science et agir selon ce qui apaise sa conscience et correspond à sa pratique éclairée.
Cette recherche de la pureté dans la consommation trouve un écho dans la recherche de l'élégance pudique dans la tenue. Tout comme on veille à nourrir son corps de ce qui est licite, on cherche à vêtir son corps avec pudeur et grâce. Chez Amalhana, nous nous efforçons de vous accompagner dans cette dimension de votre vie en vous proposant des collections raffinées qui allient foi et esthétique. Découvrez nos abayas femme, pièces intemporelles et élégantes, et nos hijabs dans une multitude de matières et de coupes, pour exprimer votre identité musulmane avec fierté et style.
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