2026-06-08
La prière, ou Salât, est le deuxième pilier de l’Islam. C’est un lien direct, intime et quotidien entre le croyant et son Créateur. Pour toute personne découvrant l’Islam ou cherchant à parfaire sa pratique, se poser la question « comment on fait la prière musulmane » est une étaple naturelle et essentielle. Au-delà d’une simple série de gestes, la Salât est une méditation en mouvement, un recentrage spirituel qui rythme la journée du musulman. Chez Amalhana, nous croyons que l’élégance extérieure, à travers des tenues pudiques et raffinées comme nos Abayas femme et nos Hijabs, accompagne et sublime cette beauté intérieure et cette dévotion. Dans ce guide complet, nous vous accompagnons avec bienveillance à travers les conditions, les intentions et les gestes sacrés qui constituent l’acte de prière.
Avant d’apprendre les gestes, il est crucial de connaître les conditions de validité de la prière. Elles en sont le socle indispensable.
Les cinq prières quotidiennes obligatoires doivent être accomplies dans des intervalles de temps précis. Les respecter est une première forme de discipline spirituelle.
Le corps, les vêtements et le lieu de prière doivent être exempts de toute impureté (najâssa). Mais la condition principale est la pureté rituelle, obtenue de deux manières :
Le musulman prie en direction de la Kaaba, à La Mecque. Aujourd’hui, l’utilisation d’une boussole ou d’applications mobiles précises facilite cette orientation. L’intention de se tourner vers la Qibla suffit si on ne peut la déterminer avec exactitude.
La pudeur (Al-Hayâ’) est une partie intégrante de la foi. Durant la prière, le corps doit être couvert de manière spécifique :
Cette obligation met en lumière l’importance de posséder des vêtements dédiés à la prière, à la fois pudiques, confortables pour les mouvements et élégants pour honorer ce moment sacré. Une abaya femme légère et fluide ou un jilbab sont parfaits pour cela, tout comme un hijab en matière douce qui reste bien en place pendant les inclinaisons et les prosternations.
C’est le pilier caché et le plus important. Elle se formule dans le cœur, au moment d’entamer la prière. Il suffit de conscientiser l’acte que l’on s’apprête à accomplir (ex: « Je fais l’intention d’accomplir les deux raka’at de la prière de Fajr pour Allah »). Elle ne nécessite pas d’être prononcée à voix haute.
Prenons l’exemple d’une prière de deux unités (comme le Fajr). Chaque prière est composée d’unités appelées Rak’a (pluriel : Raka’at). Une Rak’a est un cycle complet de positions et de récitations.
Effectuez vos ablutions (Wudhû) avec concentration. Dirigez-vous vers un endroit propre, si possible sur un tapis de prière. Tournez-vous vers la Qibla. Portez une tenue conforme et couvrante. Le moment est venu.
Levez les mains à hauteur des épaules ou des oreilles en disant « Allahu Akbar » (Allah est le Plus Grand). C’est le « Takbîr d’entrée » qui marque le début officiel de votre prière. Croisez ensuite vos mains sur la poitrine (la main droite sur la main gauche).
Récitez silencieusement une invocation d’ouverture (comme « Subhânaka Allâhumma… »). Puis, cherchez refuge auprès d’Allah contre Satan : « A’ûdhu billâhi mina-shaytâni-r-rajîm ».
Ensuite, récitez la Basmala : « Bismillâhi-r-Rahmâni-r-Rahîm ».
Puis, vous devez obligatoirement réciter la sourate Al-Fâtiha : « Al-hamdu lillâhi rabbi-l-‘âlamîn… » jusqu’à la fin. Après la Fâtiha, dites « Âmîn ».
Enfin, récitez une autre sourate ou quelques versets du Coran (comme la sourate Al-Ikhlâs).
Dites « Allahu Akbar » en vous inclinant. Posez les mains sur les genoux, dos à l’horizontal. Dans cette position, glorifiez Allah en disant trois fois (ou plus) : « Subhâna Rabbiya-l-‘Adhîm » (Gloire à mon Seigneur, l’Immense).
Relevez-vous en disant : « Sami’a Allâhu liman hamidah » (Allah entend celui qui Le loue). Une fois droit, dites : « Rabbanâ wa laka-l-hamd » (Notre Seigneur, à Toi la louange).
Dites « Allahu Akbar » et prosternez-vous. Sept membres doivent toucher le sol : le front (et le nez), les deux mains, les deux genoux et les orteils des deux pieds. Dans cette position d’humilité ultime, dites trois fois (ou plus) : « Subhâna Rabbiya-l-A’lâ » (Gloire à mon Seigneur, le Très-Haut).
Dites « Allahu Akbar » et asseyez-vous sur votre pied gauche, le pied droit dressé. Posez les mains sur les cuisses. Invoquez : « Rabbi-ghfir lî » (Mon Seigneur, pardonne-moi).
Dites à nouveau « Allahu Akbar » et refaites une prosternation identique à la première. Ceci termine une première Rak’a (unité de prière).
Dites « Allahu Akbar » et relevez-vous pour la deuxième unité. Refaites les étapes 3 à 8. Cependant, après la deuxième prosternation de cette deuxième Rak’a, vous ne vous relevez pas. Vous restez assis pour le Tachahhud final.
En position assise (comme entre les deux prosternations, ou selon une autre position pour la dernière assise), posez la main gauche sur le genou gauche. Formez un cercle avec le pouce et le majeur de la main droite, levez l’index pour l’attestation de foi (pendant la récitation du Tachahhud).
Récitez l’attestation : « At-tahiyyâtu lillâhi… » jusqu’à l’attestation de foi : « Ash-hadu an lâ ilâha illa-llâh, wa ash-hadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasûluh ».
Puis, invoquez les bénédictions sur le Prophète ﷺ : « Allâhumma salli ‘alâ Muhammad… ».
Enfin, tournez la tête d’abord à droite en disant : « As-salâmu ‘alaykum wa rahmatu-llâh », puis à gauche en répétant la formule. Ceci marque la fin de la prière.
La mécanique des gestes est essentielle, mais l’âme de la prière réside dans la concentration et l’humilité. C’est le Khuchû’. Essayez de comprendre le sens des versets récités, de méditer sur les glorifications prononcées. Chaque « Subhân Allah » (Gloire à Allah) est une purification du cœur.
Après la prière, il est fortement recommandé de faire des invocations et des dhikr (rappel d’Allah). Par exemple, réciter 33 fois « Subhân Allah », 33 fois « Al-hamdu lillâh » et 33 fois « Allahu Akbar ». Puis, l’invocation complète : « Lâ ilâha illa-llâhu wahdahu lâ sharîka lah, lahu-l-mulku wa lahu-l-hamdu wa huwa ‘alâ kulli shay’in qadîr ». C’est un moment privilégié où les invocations sont plus susceptibles d’être exaucées.
Au-delà des cinq prières obligatoires, la vie du musulman est ponctuée d’autres prières :